#Roman
Un premier roman remarquable, porté par des dialogues d’une justesse éclatante, sans la moindre dissonance.

Eléa Marini
Le ciel l'a mauvaise
Trois rescapés d’une tempête — au sens propre comme au figuré.
Réunis par le chaos; Alma, Bo et Isaac, avancent d’abord côte à côte par nécessité. Les liens sont contraints, fragiles, hésitants… avant de devenir, presque malgré eux, des appuis essentiels. Peu à peu, chacun se redresse, et ce qui naît entre eux les surprend autant que nous.
Le roman se déploie en quatre mouvements — Les vents, Retombées, La terre, Les démons — qui font écho à la trajectoire intérieure des personnages. Une construction au service d'un récit très habité avec une intensité qui va crescendo au fur et à mesure que les personnages gagnent en chair et en profondeur. On s’attache immédiatement à eux trois, et très vite, on n’a plus envie de les quitter.
Chaque personnage possède sa propre voix, son souffle, sa musique. La langue est inventive, évocatrice, sans jamais en faire trop.
Eléa Marini maitrise avec brio l'art du dialogue et rien n'est forcé.
Elle parvient à créer une ambiance… un décor, une atmosphère presque palpable, sans jamais situer ni dater précisément le récit, laissant au lecteur la liberté de faire son propre film.
Ce premier roman révèle une nouvelle voix, singulière, d’une justesse rare lorsqu’il s’agit de dire la reconstruction après un traumatisme.
Et de délicieuses petites touches de poésie brute — au sens d’intacte, sans fard, sans effets de style.
Belle découverte !
[Annette]